Je vous arrête tout de suite si vous pensez que Nino Ferrer est un ringard. Certes on connaît tous Nino Ferrer pour ses tubes variétoche comme Mirza, le Téléfon, Oh ! Hé ! Hein ! Bon !, etc … Normal il en a vendu des millions.
En revanche, l’album Nino and Radiah n’a été tiré qu’à 30 000 exemplaires. Allez savoir pourquoi.
Enregistré entre novembre 73, à Londres, et janvier 74 à Paris, ce disque cristallise à lui seul tout l’héritage et l’influence que le rythm’n blues a pu avoir dans l’écriture musicale de Nino Ferrer durant toutes sa carrière.
Sur la sublime pochette, un Nino Ferrer en dandy des champs accompagné d’une plantureuse Radiah Frye, chanteuse américaine, comédienne et mannequin (tiens donc) et … mère de Mia Frye, pour la petite histoire.
Tous les titres sont signés Ferrer (paroles et musique), chantés en anglais, transcendés par les choeurs de la merveilleuse Radiah et accompagnés par le groupe ICE.
Le pur paradoxe soul d’un habitué des tubes de variété française.
à écouter, 2 titres sublimes :
Nino Ferrer and Radiah – The South qui vous rappellera bien entendu la version française, Le Sud, mais, en fait, n’a rien à voir. L’orchestration et les arrangements sont magiques, les choeurs… humm… et les paroles bien moins édulcorées que celles de la version que tout le monde connaît.
Nino Ferrer and Radiah – I’m looking for you
Si vous aimez les vraies chanson d’amour, ce titre est fait pour vous. Si vous n’aimez pas les chansons d’amour, c’est que vous n’avez jamais écouté de vraie chanson d’amour.
En écoutant ce titre, on comprend aussi que Air ne s’est pas inspiré que de Pink Floyd et Serge Gainsbourg.
Ou alors ce n’est que pure coïncidence.




