Badaboomblog

mars 20, 2009

H5 : This Is The End

Filed under: livre,musique — badaboomblog @ 7:22
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h5 this is the end

H5 est, à l’origine, un collectif de graphistes français. Créé par Ludovic Houplain et Antoine Bardou-Jacquet, le collectif s’est fait remarqué dans les années 90 pour ses travaux liés notamment à l’univers de la musique, et plus particulièrement pour ses pochettes de vinyles liés aux électroniciens de la French Touch.

Autour de 1996, pour quelques amis musiciens, Alex Gopher, Etienne de Crécy et Air, ils créent des pochettes de disques aux antipodes de l’univers visuel des musiques électroniques de l’époque, avec, en fil rouge, un soucis de simplicité et d’immédiateté représentatif du courant musical naissant.

Au fil des années, la cote du bureau de graphisme explose, des artistes internationaux veulent travailler avec eux – Röyksopp, Jay-Jay Johanson, Goldfrapp, etc … – travaillent pour le luxe, réalisent des clips et des campagnes publicitaires.

Disponible dans toutes les bonnes librairies, This Is The End, Cover Art by H5 est une rétrospective de 100 pochettes de disques réalisées par le collectif entre 1996 et 2008. Le livre est accompagné d’un titre original Ash Sync produit par Air, Alex Gopher et Etienne de Crécy pour l’occasion, sur support vinyle. Un bel objet, en somme.

Un aperçu de leur travail et de cette période en 6 pochettes : 

air casanova 70 Air – Casanova 70 ( 1996)

Ce titre fait partie de la série de singles sortis par le groupe avant Moon Safari.
Les prémices de la claque que Air mettra au monde électronique …

Air – Casanova 70 Air Casanova 70

Air Moon Safari

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superdiscount1Super Discount – Super Discount (1996)

Déja 13 ans … ce n’est pas pour jouer mon vieux con, mais quand même …
Un album simplement magique. 

Etienne de Crécy – Prix Choc Super discount Etienne de crécy

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Super discount Etienne de crécy

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cosmo vitelliCosmo Vitelli – Party Day (2001)

Cosmo Vitelli est trop injustement retombé dans l’anonymat.
Ne serais-ce que pour ce nom de scène si bien trouvé ! 

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Cosmo Vitelli  Party Day

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Cosmo Vitelli – Party Day

sebastien tellier sexual sportswearSébastien Tellier – Sexual Sportswear (2007)

No comment. Mon idole …
Sérieusement, ce titre est fabuleux. La construction harmonique, la production, les sons … Tout y est. Tout est juste. 

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Sébastien Tellier – Sexual Sportswear

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offset missive musicOffset – Frais (2004)

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i love ufo wishI Love UFO – Wish (2005)

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I Love UFO – Wish (2005)

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Et pourquoi ce titre « This Is The End » ? Selon Ludovic Houplain : « Nous vivons aujourd’hui une époque où tout se dématérialise : c’est la fin des supports, que ce soit la VHS, le disque, le cd, alors que notre travail était attaché à l’objet, à la rondelle, au vinyle… Nous faisions de la rematérialisation des supports »
Ludovic, peut-être que c’est ça la bonne piste, et que tout n’est pas fini?…

PS : ça change de Pen & Pixel, non ?
(Pen & Pixel est une agence graphique qui fut a l’origine de l’esthétique ‘bling-bling’ du hip-hop dans les années 90)

février 13, 2009

Culture Libre / Free Culture : un livre de Lawrence Lessig

Filed under: livre,Politique,Société — badaboomblog @ 1:53
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culture libre  free cultureLe logiciel libre est un logiciel / une application dont la licence est dite libre, c-a-d qu’elle accorde à chacun le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier, de dupliquer, et de diffuser le dit logiciel. Ce principe est notamment popularisé par la fameuse licence Open Source, ultra-utilisée dans le monde du développement informatique. Dans ce secteur, les logiciels Open Source cohabitent sans problèmes avec les logiciels dits propriétaires, soumis aux Copyrights, pour lesquels il est nécessaire d’acheter les licences d’utilisation restrictives.

La culture libre s’inspire clairement de la philosophie du logiciel libre. 

Dans ce manifeste disponible gratuitement par simple téléchargement, Lawrence Lessig entend par culture libre non pas une culture sans propriété, une culture dans laquelle les artistes ne seraient pas payés, une culture anarchique … mais bien une culture qui respecte le principe de liberté, tels que l’entendent les expressions expression libre, marchés libres, libre entreprise, libre volonté … c-a-d un subtil équilibre entre liberté et contrôle.

Le propos de l’auteur est clair : « tout comme un marché libre est perverti quand sa propriété devient féodale, une culture libre peut être dévoyée par un extrémisme des règles de propriété qui la régissent ». En somme, l’industrie de la culture, en ne s’adaptant pas – volontairement – aux mutations technologiques et sociétales de notre époque, est en passe de féodaliser la Culture (au sens général) par un lobby puissant qui modifie les lois en sa faveur (la boucle est bouclée avec le billet précédent). 
Les lois sur les droits d’auteurs – et le Copyright, adaptation anglo-saxonne – telles qu’elles ont été crées il y a bien longtemps (depuis la création de l’imprimerie ?) ne peuvent pas être adaptées avec autant d’extrémisme aux oeuvres numériques. Elles sont devenu une menace pour la Culture (qu’il faut bien distinguer de l’industrie de la Culture, qui, en France, tente d’en garder le contrôle absolu …).

Ce livre est donc un brûlot contre l’extrémisme et la main-mise d’une poignée d’industriel qui veulent faire perdurer le contrôle total qu’ils exerçaient auparavant sur la Culture, tel qu’ils pouvaient décider la forme qu’elle pouvait prendre ou la manière dont elle pouvait s’exprimer.

Force d’argumentations et d’exemples, l’auteur donne des pistes pour « libérer » la culture, ainsi que des pistes de réflexion quant à la forme que pourrait prendre la culture du XXIe siècle.

A noter : Aucun éditeur français ne s’est manifesté pour traduire ce livre. Il l’a donc été par l’entremise de centaines de volontaires, grâce à un wiki comme outil de travail. 
Ce livre a été un best-seller en Angleterre.  

Vous pouvez télécharger le livre ici :

« Culture Libre : Comment les médias utilisent la technologie et la loi pour confisquer la culture et contrôler la créativité »
Lawrence Lessig
 (1,7 Mo)

décembre 19, 2008

What Would Google Do ? Le livre de Jeff Jarvis

Filed under: google,livre,Société — badaboomblog @ 10:27
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what would google do jeff jarvis Jeff Jarvis est un spécialiste américain des médias & de l’information. C’est un pionnier du bloging, il est professeur et directeur du programme de journalisme interactif à l’Université de NY, il est consultant pour Daylife, il a une tribune « New Média » sur The Guardian, il a créé le magazine Entertainment Weekly, il est critique TV, etc etc … Bref, c’est un bon.
Ey quand Jeff Jarvis sort un bouquin qui titre « What Would Google Do », forcément ça buzze … d’autant que le livre sort le 27 janvier aux USA, et qu’il a déjà été préacheté par des milliers de pros du marketing. De plus, les traductions sont déjà négociées et en route pour le reste du monde sauf … la France ! (nous y reviendrons plus tard).
De quoi parle le livre ? Encore une polémique sur le méchant Google ?
Que nenni. Sur Amazon, son éditeur le présente ainsi : « il s’agit d’un livre de prospective, d’expérimentation, de manifeste et un manuel de survie issue de la « retro-ingénierie » que Jeff Jarvis a faite sur Google (la retro-ingénierie, c’est le fait d’analyser un objet, ou ici un concept, pour mieux l’utiliser et l’adapter à d’autres utilisations). En gros, Jeff Jarvis décortique le modèle économique de Google pour en extraire des règles de base applicables au monde du management ou à la vie de tous les jours. Ses découvertes sont, selon l’éditeur, inattendues, pratiques, imaginatives… mais surtout visionnaires, et elles donnent un aperçu de comment chacun, entreprises, institutions, gouvernements & individus, devraient vivre et évoluer dans « l’ère de Google ».
Quelques idées : une voiture désignée par ses conducteurs, une Université mondiale dans laquelle les étudiant gèrent leur propre cursus, un avion alimenté par un réseau social, un restaurant open source … bref, Jeff Jarvis imagine ce que nombre d’entreprise ou d’institutions pourraient devenir en appliquant le modèle économique de Google et plus généralement les nouveaux usages du Web.
Ah ! Tout un programme …
Dommage effectivement qu’aucun éditeur français n’ait encore accepté de le traduire. En fait, selon ReadWriteWeb ce n’est pas anodin : un des dirigeants de Lagardère serait en position d’intenter un procès à Google pour abus de position dominante … et les autres éditeurs ne sont plus chauds, pour le coup. Bon, tout ça reste à vérifier, bien sur.
En tout état de cause, si vous voulez vous procurer What Would Google Do ? , c’est à partir du 27 janvier, sur Amazon US.
A+ Cyril.

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décembre 15, 2008

DISCO CULTURE

Filed under: livre,musique — badaboomblog @ 2:02
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Turn The Beat Around - Peter Shapiro

Turn The Beat Around - Peter Shapiro

Profitons donc de la sortie en français du fameux « Turn The Beat Around : l’histoire secrète de la Disco » de PETER SHAPIRO, journaliste musical américain, aux éditions Allia, pour faire un point sur ce genre musical.
Alors, soyons clairs, NON le Disco n’est pas un prétexte pour se déguiser entre amis, perruque afro, patte d’eph’, chemise à pois pelle-à-tarte (enfoiré de Boris).
De plus, NON, la Disco ne s’arrête pas à Boney M, Village People et Saturday Night Fever
Pour ceux qui en doutent, le bouquin de Shapiro relate l’histoire secrète de la Disco,. Au delà du simple genre musical sautillant et hédoniste gravé dans l’imaginaire populaire (…) le Disco est surtout le symbole de toute une société qui, camouflée sous le strass, les paillettes, la fête et le subversif, était consciente de ses limites, du déclin de son époque, mais qui restait impuissante et incapable d’y remédier.
En fait, la Disco naît au début des années 70 aux USA, dans un climat social, politique et culturel particulièrement dégradé. A cette époque, New York, notamment, est au bord du gouffre : les industries quittent progressivement la ville et la middle-class blanche entreprend une migration de masse du centre vers les banlieues. S’ensuit alors un cercle vicieux aussi inévitable qu’incontrôlable: baisse des revenus de la ville, baisse de ses effectifs publics, incapacité à offrir des programmes sociaux décents aux immigrés, hausse des trafics en tous genres, hausse de la violence, désintégration d’un tissu social équilibré … le chaos à NY devient la norme. En réaction, un pan de la société se réfugie dans une culture de l’insouciance et du plaisir, une culture de la danse et de la fête en réponse à une situation qu’elle ne peut influer … Et à Brooklyn, dans le Bronx comme à Harlem, dans les boites de nuit, les DJs enchaînent des titres soul et funk remixés ou accélérés pour mieux rythmer la danse et garder le public sur la piste… Le Disco naît.

 

Alors, c’est vrai, le Disco a eu une influence fondamentale dans l’approche et la production musicale, et nous en ressentons encore aujourd’hui les effets. Mais au delà du phénomène musical, le Disco fut le terreau revendicatif d’une culture afro-américaine soumise à des tensions politiques fortes, et, de surcroît, cette période fut le témoin des premières manifestations d’une culture gay fière et festive.
D’une certaine manière, le début des années 70, et le Disco, signent l’acte de naissance d’une grande partie de la Dance-Music, de la musique de club, telle que nous la connaissons aujourd’hui mais surtout des valeurs qu’elle véhicule.
Enfin, on trouve aujourd’hui des collectifs, des labels, des acharnés qui font perdurer le mouvement : le Cosmic Disco et l’Italo Disco n’ont jamais été si en forme …

Pour illustrer ces propos,
du Disco de l’époque :

Dance Dance Dance – Marta ACUNA

San Salvador – AZOTO

Et ceux qui s’en inspirent aujourd’hui (entre autres …)

Planet 72 – Galactic Boys

David Carretta

A+ Cyril.

novembre 22, 2008

Laurent Garnier : le film

Filed under: film,livre — badaboomblog @ 11:28
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Sorti en 2003, ELECTROCHOC, de David Brun-Lambert & Laurent Garnier, est l’une des (rares) références de la bibliographie française sur la musique électronique.
Entre 2001 & 2003, D. Brun-Lambert, journaliste, part à l’aventure avec L. Garnier, et le suit dans ses tournées, de Détroit à Manchester, de New York à Benicassim …, pendant lesquelles le DJ se raconte et livre ses plus beaux souvenirs. On retrouve dans ce bouquin 15 ans d’anecdotes qui retracent l’épopée électronique à la sauce Laurent Garnier : Manchester, l’Hacienda, les raves, Jeff Mills, Juan Atkins, le Rex, etc … bref un beau témoin de la montée et de l’explosion mondiale de cette musique.

Si je vous raconte tout ça, c’est qu’aujourd’hui Laurent Garnier est devenu une figure emblématique de la techno … et par conséquent un film tiré de son histoire est en projet ! (si ça c’est pas du scoop …). Laurent Garnier et David Brun-Lambert sont sur le pont et travaillent en ce moment sur le scénario du long métrage.
Après Edith Piaf, Coluche, Gainsbourg, Mesrine, (JCVD ?), c’est une figure de proue de l’underground electro qu’on immortalise sur pellicule … (d’ailleurs, pourquoi une telle offre de films sur la vie de personnages populaires en ce moment ? inspiration, quand tu nous tiens …).
Bref, on en reparlera : ça risque de buzzer un peu (et hop, la boucle est bouclée).
A+ Cyril.

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