Badaboomblog

mai 4, 2009

Frutti Palace (c’est vrai que le jus de fruit c’est bon)

Filed under: Société — badaboomblog @ 7:50
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frutti palaceTu aimes les smoothies ? Pour toi, le sigle « AB » évoque plus que les productions jeunesse de TF1 époque Dorothée et les Musclés ? Tu aimes les accueils chaleureux, les terrasses au soleil et les endroits où tu peux te poser tranquille, pour manger un cornet de pâtes ou un sandwich saumon-guacamole ?
Et bien tu es bon pour fréquenter le Frutti Palace de La Flotte en Ré. Et oui, c’est sur l’Île de Ré, mais personne n’est parfait. 

Bon, une fois n’est pas coutume, je partage un petit souvenir de mon w-e dernier … Au Frutti Palace de La Flotte, l’accueil était bon, souriant, et … les parisiens les bienvenus d’autant que le Bistrot-Agriculture-Bio a été monté par un couple originaire de Charenton. 

Vous pourrez bientôt goûter une de leur recette : ils ouvrent une franchise à Paris incessamment. D’ailleurs, ceux qui se sentent l’âme de tenir un bar à smoothies peuvent trouver un plan de développement sur leur site.

A+ Cyril.

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mars 12, 2009

Le Brand Content et la guerre du contenu

brand contentLe concept de brand content – ou contenu de marque – n’est pas forcément nouveau. Néanmoins, on en parle beaucoup, notamment depuis ces deux dernières années, d’autant plus que nous sommes aujourd’hui dans un contexte assez favorable à l’accélération notoire du phénomène. Faisons un point rapide.

D’un point de vue technologique, le Web est aujourd’hui synonyme d’une promesse de productions multi-média interactives riches de grande qualité, inenvisageables sur aucun mono-média historique. Et si les internautes peuvent eux-même produire du contenu (User Generated Content) parfois pauvre en qualité faute de moyens, pourquoi pas les marques, qui, elles, ont une capacité d’investissement plus conséquente?
D’autre part, l’évolution de notre société de consommation est l’une raison, et non des moindres, qui favorise l’émergence du Brand Content. Nous consommons peut être autant, voire plus, qu’il y a vingt ou trente ans, mais nous le faisons différemment. Et aujourd’hui les marques ne peuvent plus se permettre de simplement créer des messages, des promesses, qu’elles soumettent massivement aux consommateurs. Elles doivent trouver d’autres terrains d’expressions.

Le Brand Content est une forme d’évolution du format publicitaire : demain, si les marques produiront moins de publicités classiques, elles produiront plus de contenus, notamment à destination du web.

Mais attention, les consommateurs ne sont plus dupes. Par contenu, il est entendu qu’il ne s’agit pas de publicité déguisée, mais bien de contenu original, de qualité, impliquant, et, d’une quelconque manière que ce soit, un contenu qui apporte un réel service à l’internaute. Qu’il soit pratique, informationnel ou encore ludique et divertissant, il est impensable de créer du contenu vide de sens, c-a-d inutile. Si ces pré-requis sont respectés, le succès est envisageable : il s’avère en effet que les internautes sont assez friands de créations abouties et de contenus de qualité qui s’adressent à eux en tant qu’individus complets, et non simples consommateurs, et qui s’ancrent dans leur quotidien en faisant appel à leur intelligence.

Les exemples sont nombreux, et surtout variés. Citons, en vrac :
L’opération Fight For Kisses (Wilkinson), le jeu Coca Zéro Game, Le module intéractif grand public d’Eco-Emballages, Le Kaïra Shopping par Pepsi, le film interactif « créez votre Histoire d’Or » par Histoire d’Or, etc … etc … 

Un dernier exemple : le cas Leroy Merlin (qui, en Brand Content deviendra vite un cas d’école). Tout bien considéré, Leroy Merlin n’est rien de plus qu’un distributeur d’outillages et de produits de décoration. Pourtant, à force de productions bien ficelées à la TV (le format court « Du Côté de Chez Vous »), couplé au site –  Du Côté de Chez Vous  – et aujourd’hui, avec un nouveau site de contenus – Plus Belle Ma Maison , sur lequel on peut retrouver une multitude de conseils, modes d’emplois, vidéos, idées, etc … – Leroy Merlin se positionne aujourd’hui comme un modèle « d’art de vivre la maison ». De prestataire, le groupe est devenu partenaire, voire guide.

Il est intéressant de voir que de nombreux acteurs tentent de se positionner sur le marché de la production de contenus pour les marques. Le modèle économique est assez risqué : la production de qualité reste une pratique relativement consommatrice d’investissements financiers … mais une bonne équipe et surtout de bonnes idées peut permettre à certains d’émerger. Par exemple :
Blue, la structure montée par Luc Besson et Christophe Lambert, Konbini, Save Ferris, DHCV Production, structure créée par David Hallyday et Cyril Viguier, Arthur Schlovsky, ou des structures hybrides comme Eyeka, plateforme de rencontre entre les marques et les créateurs de contenus … 

Pour conclure, il est sur que certains décrieront cette « nouvelle forme de publicité ». Néanmoins, amis détracteurs, prenez en compte une chose : avec le brand content, les marques envisagent leur approche de discours et la promotion de leurs produits différemment. En effet, aujourd’hui, certaines marques ne présentent plus leur produit comme un objet indispensable isolé dans un linéaire. Elles L’intègrent, et elles S’intègrent dans un univers plus global, dans une histoire, un mode d’utilisation … une expérience, en somme. Une expérience qui, vécue réellement ou mentalement par le consommateur, permet à ces marques de tisser des liens plus fort avec lui. D’être plus proche de lui, en fait.

Bon, bientôt nous ferons de la pub pour promouvoir ces contenus de marques et là … la boucle sera bouclée. Je pourrais alors me retirer sur une île déserte, serein.
A+ Cyril.

Sources : Daniel Bô sur son blog, et sur le Vide Poche.


février 13, 2009

Culture Libre / Free Culture : un livre de Lawrence Lessig

Filed under: livre,Politique,Société — badaboomblog @ 1:53
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culture libre  free cultureLe logiciel libre est un logiciel / une application dont la licence est dite libre, c-a-d qu’elle accorde à chacun le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier, de dupliquer, et de diffuser le dit logiciel. Ce principe est notamment popularisé par la fameuse licence Open Source, ultra-utilisée dans le monde du développement informatique. Dans ce secteur, les logiciels Open Source cohabitent sans problèmes avec les logiciels dits propriétaires, soumis aux Copyrights, pour lesquels il est nécessaire d’acheter les licences d’utilisation restrictives.

La culture libre s’inspire clairement de la philosophie du logiciel libre. 

Dans ce manifeste disponible gratuitement par simple téléchargement, Lawrence Lessig entend par culture libre non pas une culture sans propriété, une culture dans laquelle les artistes ne seraient pas payés, une culture anarchique … mais bien une culture qui respecte le principe de liberté, tels que l’entendent les expressions expression libre, marchés libres, libre entreprise, libre volonté … c-a-d un subtil équilibre entre liberté et contrôle.

Le propos de l’auteur est clair : « tout comme un marché libre est perverti quand sa propriété devient féodale, une culture libre peut être dévoyée par un extrémisme des règles de propriété qui la régissent ». En somme, l’industrie de la culture, en ne s’adaptant pas – volontairement – aux mutations technologiques et sociétales de notre époque, est en passe de féodaliser la Culture (au sens général) par un lobby puissant qui modifie les lois en sa faveur (la boucle est bouclée avec le billet précédent). 
Les lois sur les droits d’auteurs – et le Copyright, adaptation anglo-saxonne – telles qu’elles ont été crées il y a bien longtemps (depuis la création de l’imprimerie ?) ne peuvent pas être adaptées avec autant d’extrémisme aux oeuvres numériques. Elles sont devenu une menace pour la Culture (qu’il faut bien distinguer de l’industrie de la Culture, qui, en France, tente d’en garder le contrôle absolu …).

Ce livre est donc un brûlot contre l’extrémisme et la main-mise d’une poignée d’industriel qui veulent faire perdurer le contrôle total qu’ils exerçaient auparavant sur la Culture, tel qu’ils pouvaient décider la forme qu’elle pouvait prendre ou la manière dont elle pouvait s’exprimer.

Force d’argumentations et d’exemples, l’auteur donne des pistes pour « libérer » la culture, ainsi que des pistes de réflexion quant à la forme que pourrait prendre la culture du XXIe siècle.

A noter : Aucun éditeur français ne s’est manifesté pour traduire ce livre. Il l’a donc été par l’entremise de centaines de volontaires, grâce à un wiki comme outil de travail. 
Ce livre a été un best-seller en Angleterre.  

Vous pouvez télécharger le livre ici :

« Culture Libre : Comment les médias utilisent la technologie et la loi pour confisquer la culture et contrôler la créativité »
Lawrence Lessig
 (1,7 Mo)

février 12, 2009

Loi HADOPI : Pour ou contre ?

p2p

En mars prochain, nos députés auront à voter, à l’Assemblée Nationale, s’ils sont pour ou contre le projet de loi Création et Internet, aussi appelée loi HADOPI, voulu pour lutter contre le « téléchargement illégal ».

A l’approche de ce vote, le débat s’intensifie. Ou plutôt, les frondes contre ce projet se font plus fréquentes et intenses (à voir : La pétition SVM)

Pour rappel, ce projet de loi propose la création d’une autorité administrative indépendante, l’HADOPI, qui aura pour rôle la mise en œuvre d’une « réponse graduée » contre le téléchargement numérique illégal : le titulaire de l’abonnement ayant servi à des échanges illégaux recevra un premier avertissement par courriel, puis un second par lettre recommandée, puis risquera une suspension de son abonnement à Internet.

Je n’ai pas eu l’occasion de me plonger dans la lecture d’un moindre texte officiel relatif à cette loi. Les seules infos que j’ai pu glaner proviennent de la presse ou du Net.
Il me semble néanmoins que la réponse des autorités contre les échanges d’œuvres numériques sans autorisations est, encore une fois, mauvaise.

3 points pour étayer cette position :

1)    Il faudra expliquer comment, en punissant les internautes, on pourra relancer les ventes de CD. Le piratage est-il le seul responsable de la chute de l’industrie du disque ? Ca n’a jamais réellement été démontré.

2)    Une loi autorisant une autorité administrative à juger et empêcher quiconque d’accéder à Internet, est-ce bien constitutionnel, tout ça ? Dans un pays où la volonté présidentielle voudrait que l’accès à Internet soit un droit et que chaque citoyen puisse en jouir, n’est-ce pas paradoxal de vouloir promulguer une loi interdisant cet accès, ce droit ?

3)    Créer une loi d’exception (elle l’est à bien des égards) qui résulterait de la simple constatation de la baisse du chiffre d’affaires des industries culturelles, est-ce bien raisonnable ? Ces industries ont fait pression auprès de l’état pour faire perdurer un modèle commercial qui tend à disparaître (la vente de fichier sur support), alors que, par arrogance, elles n’ont pas voulu s’adapter à de nouveaux usages, à une nouvelle consommation de la culture et à de nouveaux modes de distribution des œuvres de l’esprit.

Nous sommes bien d’accord que la situation liée à l’échange d’informations et de contenus sur le Web n’est peut-être pas idéale pour tous. Mais il n’est pas question que les internautes passent pour des pillards, des pirates coupables de la chute de toute une industrie. C’est d’ailleurs étonnant de remarquer que l’industrie musicale, notamment, n’a jamais été aussi mal, alors que la diversité culturelle n’a jamais été aussi riche.

Bref, un collectif de citoyens, la Quadrature du Net, met en place un dispositif – un peu à l’américaine – pour sensibiliser les députés et les convaincre de l’inefficacité, voir du caractère dangereux de la loi HADOPI.
C’est simple : en mettant à la disposition de chacun les adresses e-mail de tous les députés français, ils estiment, avec une logique implacable, que les députés, élus par les citoyens que nous sommes, doivent nous écouter et prendre en compte nos opinions. A vos stylos, donc.

Sur Read Write Web, un exemple de lettre, pour les plus fainéants.

A suivre en mars … A+ Cyril.

(Pour info, la Quadrature du Net a publié un dossier qui tente de démontrer point par point l’ineptie de la loi HADOPI. Très intéressant)

février 6, 2009

Auto-entrepreneur : ça grogne chez les artisans

Filed under: Politique,Société — badaboomblog @ 11:11
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business plan pour les nulsNous avions déjà parlé du status d’auto-entrepreneur sur badaboomblog. C’était ici, et c’était même l’un de nos premiers billets …

Il s’avère que le statut d’auto-entrepreneur n’a pas bonne presse auprès des artisans.

Depuis sa création, le 1er janvier 2009, ce nouveau statut facilitant la création d’entreprise a séduit près de 40 000 Français. Notre bon ministère de l’économie considère que c’est un succès. Pour rappel, ce dispositif permet à qui veut de se créer une activité entrepreneuriale sans réelles contraintes administrative et  de l’exercer en parallèle de son activité professionnelle.
La possibilité, pour chacun, de tenter l’aventure et espérer un complément de revenus.

Pour les artisans, Pierre Martin président de l’UPA en tête, ce dispositif est sujet à dérives pour l’économie du pays, arguant qu’il fausse la concurrence par l’entremise de charges moins importantes pour les auto-entrepreneurs. Pour lui, ce régime spécial reviendrait à développer une économie parallèle régie par des acteurs peu qualifiés, d’autant plus qu’il n’y aurait aucun contrôle préalable.

N’est-ce pas une attaque de principe ? à ce jour, Pierre Martin n’a pas encore réussi à prouver comment les salariés auto-entrepreneur pourraient nuire à cette institution qu’est l’Artisanat (1er employeur de France).

D’une part, il y a fort à parier que sur les 40 000 auto-entreprises déclarées, la majorité propose des services, voire des activités de négoce. Et bien peu d’artisanat. En effet, n’est pas artisan qui veut. Etre artisan demande, plus qu’une formation, un véritable savoir-faire qui s’acquiert avec le temps. L’artisanat, est avant tout une affaire d’expérience. Les artisans ont une belle longueur d’avance.
D’autre part, une économie parallèle, certes … Entre nous, cette économie n’existe-t-elle pas déjà ? Combien de Français ont compris que ebay pouvait être une véritable plateforme de négoce ? Combien de Français assurent des services à domicile (travaux, bricolage, ménage …) ? Combien de blogueurs reçoivent-ils de rétributions financières ? Parmi tout ces gens, combien sont-ils réellement qualifiés ? Combien déclarent-ils leurs revenus ? Pour ma part, je crois que ce dispositif va assainir le système, voire crédibiliser et responsabiliser ses acteurs. La déclaration favorisera la qualification.

On a longtemps critiqué les entreprises, les patrons et l’asservissement – les chaines – du travail. Aujourd’hui, un nouveau dispositif nous donne la possibilité d’être libre face à nos envies, de mener à bien nos rêves. Un dispositif qui favorise la liberté d’entreprendre.
Saisissons cette chance. Surtout en temps de crise.

A + Cyril 

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Auto-entrepreneur : pour qui, pour quoi ?

février 2, 2009

La niche est-elle l’avenir du réseau social ?

Filed under: Société,Web 2.0 — badaboomblog @ 9:24
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Je profite de la sortie de deux nouveaux réseaux sociaux très spécialisés pour me poser la question …

the sphère1) Tout d’abord : The Sphere, un réseau social privé qui se positionne sur le marché du luxe et du happy few ultra tendance. Leur cible est claire : les top executives, les traders, les artistes, les marchands d’art, les top models,les designers, les jet-setters … Tous ces gens au fort pouvoir d’achat qui n’ont pas le temps de s’occuper eux-même de leur vie sociale…

Sur ce site ultra-select pour hype très aisé, les internautes triés sur le volet pourront rencontrer des personnes du même milieu social, élargir leur réseau, faire du business ou pourquoi pas des rencontres plus intimes…
Dans ce carré VIP sophistiqué, The Sphere propose des services exclusifs de conciergerie de luxe pour assouvir les demandes et les recherches difficiles de leurs membres les plus capricieux.

Pour ne rien vous cacher, j’ai essayé de m’inscrire. Après une série de question relativement personnelles et intimes, un message m’a expliqué qu’un comité se chargera de me contacter après étude de mon dossier. Dans les plus brefs délais.
C’est sur, je ne serai pas accepté (j’ai répondu n’importe quoi …). Ceci dit, ils précisent que les candidats sélectionnés devront s’acquitter d’un droit d’entrée relativement élevé, ce qui permettra de mesurer leur réelle implication. Pourquoi pas, ceci dit : il ne faut pas oublier que payer pour un service n’est pas si illogique que ça, finalement … bon, c’est sur, les internautes ont perdu cette habitude, et pour l’instant, The Sphere n’a pas fait ses preuves… mais, à voir.

 

2) Le second second réseau social dont je voulais vous parler vient tout droit du forum économique de Davos : il s’agit de Welcom, un espace de communication et de collaboration spécifiquement développé pour les décideurs du monde entier. Attention, par décideur je ne parle pas de votre boss, ni même de son boss (dont le pouvoir de décision s’arrête à la validation de vos dates de vacances). Non, ce réseau est ouvert à des types comme Marck Zuckerberg, Kofi Annan ou Vladimir Putin. Des mecs qui peuvent potentiellement avoir le pouvoir de décider la guerre, par exemple. Ou la paix, à fortiori… Ou une crise économique mondiale.

welcom

Bref, autant vous dire que ce réseau sera encore plus sélectif que The Sphère. Pas pour les mêmes raisons, ceci dit.

L’enjeu de ce site, au delà de regrouper les plus grands de ce monde, sera d’être un véritable espace d’échange et de partage … L’ambition est de devenir, plus qu’une plate-forme participative (comme Facebook), une véritable plate-forme collaborative, un outil pour aider ces femmes et ces hommes à faire avancer certains dossiers globaux …
Naïf ? à tester en tout cas. 

L’idée de mettre directement ces décideurs en relation sur une plate-forme commune (ultra sécurisée ?), qui leur permette de rentrer directement en contact les uns avec les autres en s’affranchissant d’une lourdeur administrative parfois pénible est peut être utopique, mais le test en vaut la chandelle : il est normal que même ces personnes puissent fluidifier et simplifier leur échanges, non?

Grâce à Techcrunch, voici quelques captures d’écran. Profitez-en.

Welcom   welcome

Source : Techcrunch

Comme je le disais en introduction du billet, face à ces deux nouveaux réseaux sociaux dédiés à une cible spécifique d’internautes, et face à la multitude d’autres déjà existants ou à venir, il peut paraître légitime de se poser la question : l’avenir du réseau social est-elle le réseau de niche ? La suite au prochain billet, non ?

A+ Cyril.

janvier 23, 2009

T-MOBILE DANCE : quand le FREEZE devient DANCE

Filed under: buzz,Société,Vidéos — badaboomblog @ 6:48
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Sur Badaboomblog, nous vous avions déjà parlé du concept de flashmob et de freezing récupérés (en autre) par Canon et ses Freecording Sessions.

Ici, T-Mobile, l’opérateur de téléphonie mobile, reste dans cette idée … avec une petite variation. Une variation qui me plaît bien, car oh! combien de fois j’en ai révé.
Imaginez-vous en pleine gare de Londres, tout le monde se croise sans se voir, se bouscule, se presse… et soudain,une musique retentit, tout le monde se met à danser, c’est la fête, tout le monde s’aime … la vie est belle quoi.

Gardons à l’esprit que ce type d’opération mi street-marketing mi publicité reste une adaptation d’un concept inventé par le collectif new yorkais Improve Everywhere, qui depuis 2001 a pour objectif de créer des scènes de joie chaotiques dans les espaces publics.

Bravo les jeunes.

janvier 20, 2009

Al dente la crise …

Filed under: buzz,Mode,Société — badaboomblog @ 2:02
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t-shirt al dente la criseUne initiative de l’agence de communication Al Dente Paris

Pour sortir de la crise avec humour, pourquoi ne pas se faire son auto-thérapie en inventant un slogan rigolo ? C’est l’idée de base du grand jeu concours (international dans le monde entier, bien entendu) : « la crise m’a rendu célèbre », que vous pouvez retrouver sur le site aldentelacrise.

A la clé du concours : 50 € pour les 3 premiers slogans (vote des internautes) + édition du slogan sur des t-shirts vendus dans différents points de ventes, notamment chez Colette.

L’idée est intéressante car opportuniste sans être vraiment vulgaire. De plus, c’est une double opportunité : un bon petit buzz + l’identification des meilleurs slogans qui feront vendre les T-shirts (car bien sur, les gagnants renoncent aux droits d’exploitation de leur phrase fétiche …).

Bien vu.

janvier 19, 2009

La musique numérique : c’est quoi l’avenir ?

Filed under: musique,Société — badaboomblog @ 8:12
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cassette audio Avec l’ouverture du Midem, 43ème édition du marché international de la musique, à Cannes, on a eu le droit, hier, à une déferlante de chiffres. Musicaux. Normal.

Par exemple, j’ai pu lire que pour la 6ème année consécutive, les ventes de musique sur internet ont progressé, de 3 milliards de $ en 2007 à 3,7 Mds$ en 2008. Bien.

Mais (car il y a un mais…) 95% des téléchargements musicaux n’ont rien rapporté aux artistes ou aux producteurs, selon l’IFPI. Par conséquence, 5% des téléchargements totaux de 2008 ont rapporté à eux seuls 700 millions $ à l’industrie musicale. 

Ensuite, l’IFPI précise que 40 milliards de titres ont été illégalement téléchargés l’an dernier (2008). On peut donc considérer, selon les infos qu’on nous donne, que ces 5% de titres numériques légalement achetés (qui ont rapporté 700 millions $) représentent un volume de, en gros, 2 milliards de chanson (soit 35 cents le titre …).

Ensuite, je découvre, autre part, le « palmarès des chanteurs français » : Cabrel, Bénabar, Hallyday, Lavilliers, Mylène Farmer, Souchon + quelques jeunes premiers comme les Christophe (Maé & Willem), ou autre Renan Luce. Et en additionnant le chiffre d’affaire de ces quelques dix artistes (20 millions d’€ rien que pour la France), je me dis qu’il y a comme … comment dire cela poliment … une dichotomie ? non, un PUTAIN de paradoxe dans le paysage musical, en fait.

Je m’emballe car je mets ces chiffres en regard d’une déclaration de Christine Albanel, Ministre de la Culture-entre-Autre : « nous sommes confrontés à un désastre culturel mais aussi industriel et social, puisque les maisons de disques ont perdu un tiers de leurs effectifs ». Je ne sais pas quoi dire face à « ça ».

Où est le désastre culturel quand Mylène Farmer représente 5% de culture face à 95% d’inconnus ? J’exagère, mais en gros, c’est bien ça : ces 5% de téléchargements payants sont revenus, en gros, aux têtes d’affiche, tête de gondole et autres blockbusters soutenus par des campagnes de Bannières-Pubs-TV-Radio-sonneries et autres conneries …
Mais mince, où est le désastre  culturel quand on a un potentiel de 42,5 milliards de téléchargements ?

Ce n’est pas pour les maisons de disques que je m’inquiète. Que Pascal Nègre se retrouve à poil sur le périph’, ce n’est pas mon problème (ne vous inquiétez pas, avec l’argent qu’il s’est fait pendant toutes ces années, il a de quoi nous enterrer tous – on ne peut pas le blâmer, c’est un homme d’affaires …). Ni pour les chefs de produits. Ils trouverons bien une place en agence de pub.

Non, je m’inquiète vraiment pour les producteurs.
En gros, voilà comme cela se passait « avant ». C’est exagéré exprès, mais pas loin de la vérité.
Avant, vous aviez un mec, avec un cigare, qui avait de la sensibilité – et un sens des affaires, mais pas que … – qui décidait de subventionner  un groupe de jeunes qu’il enfermait dans un studio pendant plusieurs mois, avec une réserve conséquente de filles (ou de mecs), de drogues et de nourriture suffisante pour en sortir un chef d’oeuvre. Est-ce qu’aujourd’hui on a réussi à « construire » un nouveau Pink Floyd, un nouveau Beatles, un nouveau James Brown, un nouveau Led Zep ? Depuis les Spice Girls, il ne s’est pas passé grand chose.
Non, parce qu’avant ça prennait du temps, de l’argent, et il fallait savoir jongler entre commercial (les yéyés) et le coup de coeur (Brel) …

Aujourd’hui, ce modèle est impossible. Les producteurs sont les musiciens eux-mêmes, avec les moyens qu’ils ont : en gros la prod à la maison c’est sympa … pour les maquettes.

En somme, si internet n’est qu’un canal de promotion pour ce vivier d’artistes (énorme : 40 milliards de téléchargements!) et non un canal de vente que se passera-t-il ? Si l’avenir de la musique est le spectacle vivant – ce qui, entre nous, est un juste retour des choses – que restera-t-il sur le web ? Des maquettes pourries ? Des chefs d’oeuvres potentiels au son inaudible ? (non, tout le monde ne s’improvise pas ingénieur du son … c’est aussi un métier)… Sans producteurs, on risque de se retrouver submergés d’infos musicales sans pouvoir faire le tri. Adieu labels, maisons de disques mythiques et autres dictateurs de la musique qui laissaient parler leur coeur avant l’argent.

En conclusion, ce n’est pas un désastre culturel que nous allons vivre. Loin de là : aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile de produire un titre et de le diffuser.
Nous sentons tous que « rien ne sera plus comme avant » … Mais pour autant, je n’arrive pas à trouver la solution : si internet devient un support de diffusion musical pour se faire connaître, si la musique enregistrée devient un « moyen de communication » plus qu’une finalité, si l’album est mort face au « titre-publicité » pour se produire en live … qui produira les artistes de demain ?

A+ Cyril.

janvier 15, 2009

Grèves 2009 : Vous en voulez encore ?

Filed under: Politique,Société — badaboomblog @ 12:00
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saint lazare fermée C’est sur, l’agression d’un conducteur en gare de Maisons-Laffitte par 6 jeunes est un acte intolérable. De plus, il n’est pas concevable que les cheminots puissent travailler dans un sentiment d’insécurité lorsqu’ils exercent leurs louables fonctions. 
Mais n’aurait-il pas été possible de trouver une solution par le dialogue plutôt que priver près de 500 000 personnes (dont la majorité n’a jamais agressé personne …) de moyens de transport pour rentrer tranquillement chez elles, mardi soir ?

Il y a une chose à noter : cet événement arrive à point nommé pour Sud Rail, syndicat d’extrême gauche de la SNCF, pour mettre en place une bonne petite grève de dernière minute, brutale et surprenante. 
En effet, les élections professionnelles à la SNCF auront lieu le 23 mars prochain : c’est le moment de montrer aux cheminots que Sud Rail est LE syndicat capable de faire plier le patronat. L’incident des Yvelines n’a été malheureusement qu’un prétexte pour s’affirmer face à son principal concurrent, la CGT…

Ce qui est sur, c’est que les clients (et non les usagers …) en ont marre. Mardi, je suis passé à côté de St Lazare où un dispositif de police et de CRS très conséquent avait été mis en place. J’imagine que l’enjeu n’était pas tant de contenir les cheminots que d’éviter une véritable émeute de gens en colère. J’avoue que lorsque ce type d’incident se produit, surtout au dernier moment, la petite gueulante n’est pas loin …

En tout état de cause, ne tapons pas sur la SNCF : le groupe tente de mettre en place de nombreux dispositif pour améliorer et moderniser le transport. En revanche, il est dommage que son image soit ternie par une poignée de cheminots bloqués dans la culture de l’affrontement, et dont le but est de continuellement déstabiliser la SNCF et non pas d’améliorer les choses.

Le 23 mars, on en saura un peu plus. Malheureusement, si le syndicat étoffe ses bastions lors des élections professionnelles, il y à fort à parier qu’il multipliera les grèves dures en 2009. Jusqu’à en faire vaciller la CGT.

Et au final, tout ça pour quoi ? Est-ce vraiment pour défendre les cheminots et améliorer leurs conditions de travail, ou est-ce tout simplement pour accéder au pouvoir syndicaliste et instaurer un bras de fer de principe ?

A+ Cyril

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